Les Skinheads sont issus de la vague modernist . Après 1967 beaucoup de Mods virent vers le flower power et le psychédélisme , mais certains préservent le style original et le radicalise .Ils portent le costume cintré et le chapeau pork-pie pour danser, mais des vêtements de sport ou de travail pour traîner dans la rue (polo Fred Perry, chaussures Doc Martens noires et bien cirées...). Ils s'opposent a la mode de l époque comme le mouvement Hippie , refuse le conformisme et surtout affichent fièrement leurs origines ouvrières .
Comme ils vivent dans les même banlieues et quartiers ouvriers, les hard mods fréquentent les rude boys, jeunes immigrés antillais, surtout jamaïcains, dont le look est proche et avec qui possédent le meme goût pour la musique noire américaine (soul, rythm'n'blues) et jamaïcaine (ska et rocksteady).
Vers 1968 les hard mods et les rude boys se confondent pour devenir les skinheads.
Quelqu un d entre eux diront qu ils se sont rassé les cheveux pour ne pas ressembler aux Hippies , ou parcequ ils travaillent dans des usines mais c est surtout un moyen d echapper a la police montée lors des émeutes .
Le look skinhead se standardise : cheveux courts (tondus ou coupés courts, mais rarement rasés à blanc à cette époque), polo style Fred Perry, chemise style Ben Sherman, bretelles, blue jean style Levis 501 coupé court ou pantalon ajusté type Sta Press (rejet des pattes d'éléphant), chaussures Doc Martens, rangers ou baskets, blouson style bomber, harrington ou encore donkey jacket (manteau de docker), écharpe de son club de football préféré...
Le look skinhead est donc un mélange de sportswear, de vêtements de travail et de surplus militaires.
Mais le costume modernist, est encore porté pour danser ou frimer en soirée.
Ces adolescents et ces jeunes adultes s'approprient, comme ceux d'aujourd'hui, certaines marques devenant emblématiques : Fred Perry, Lonsdale, Ben Sherman, Everlast, ou encore Adidas...
En 1969, un véritable raz-de-marée skinhead envahit le Royaume Uni. Cette contre-culture devient soudain très à la mode et unit les jeunes des quartiers ouvriers, tant blancs que noirs.
Les skinheads écoutent de la soul, du rythm'n'blues (des labels Stax,Motown ou encore Chess records), du mod's beat (soul-rock britannique des Who et autres Kinks ou Small Faces), mais surtout du ska, du rocksteady et du reggae avec des artistes noirs venus des Caraïbes tels Simaryp, Laurel Aitken, Desmond Dekker et même les Skatalites, les Upsetters, Jimmy Cliff ou Bob Marley, les Wailers...
Pour les puristes on parle alors de skinhead reggae, de reggae one drop ou encore d'early reggae.
Dans la tradition modernist, les skinheads aiment danser. Ils rivalisent de pas de danse compliqués pour frimer lors des discoes, l'équivalent des boums françaises.
Les chansons on comme théme principal leur vie de tout les jours : émeutes, condition ouvrière, difficultés de tous les jours, contestation sociale, mais aussi sexe, danse et football.
Les filles sont appelées skinhead girls plutôt que birds ou birdies (signifiant "pouffe").
Ces gangs de jeunes ont parfois un comportement violent ce qui attirent trés vitte les hooligans qui adoptent vite le style skinhead.
Certains avancent que les skinheads sont issu du hooliganisme.
C'est à la fois vrai et faux : Ces jeunes ce comporte souvent comme des hooligans lors des matchs de foot , mais le hooliganisme est plus ancien et leur style vestimentaire varie avec la mode .
L'abus d'alcool et de drogues diverses surtout les amphétamines, pour pouvoir danser toute la nuit, car le LSD est plutôt pour les Hippies n'arrangent rien à l'image des skinheads.
L'usage fréquent des couleurs nationales (Union Jack pour l'ensemble des Britanniques ou Saint Georges Cross pour les Anglais) par les skinheads de cette époque est abusivement interprété comme un glissement vers le nationalisme. En fait ces jeunes sont surtout Patriote tel un supporter de footbal quand il va voir son équipe ! il n y a rien de nationaliste la dedans , souvent on fait l amalgame entre nationaliste et patriote ...
Cette fierté d'appartenir à la nation britannique est même un élément unificateur pour les jeunes Britanniques blancs et les Antillais noirs venus de la Jamaïque ou de Sainte-Lucie
( les habitants sont assimilés aux Britanniques puisque sujets de la même reine).
Mais il est vrai que les skinheads de cette époque font preuve de méfiance à l'encontre, non pas des Noirs, mais des jeunes Indiens et Pakistanais, dont le style vestimentaire et les goûts musicaux les rapprochent des hippies. Certains organisent de véritable ratonnades à leur encontre : le paki bashing.
Cette première vague skinhead est donc avant-tout une mode, un style musical et vestimentaire largement méconnu hors du Royaume-Uni. Pour la plupart des journalistes les skinheads ne sont qu'une nouvelle sorte de voyous incontrôlables (à l'époque la France a ses blousons noirs). Le mouvement n'est peu ou pas politisé.
Vers 1971 la vague skinhead s'essoufle. De nouvelles modes apparaissent : le style glam rock pour les jeunes blancs et le rastafarisme pour les noirs.
Les skinheads authentiques, qui rejettent le racisme et la violence gratuite, adoptent le style suedehead (crâne de velour): le look devient plus recherché, à la manière des mods, les cheveux repoussent.
Après 1971 l'esprit skinhead ne disparaît pas pour autant et survit à travers les suedeheads puis les smoothies (ces-derniers portent les cheveux assez longs).
Les deux adoptent le style bootboy lorsqu'ils descendent dans la rue : blue jean retroussé, Doc Marten's montantes, bretelles...
C'est le style vestimentaire arboré dans le film de Stanley Kubrick "Orange mécanique".
Les mods eux-aussi sont has been mais restent nombreux, en particulier dans le nord de l'Angleterre où ils sont à l'origine d'un style musical particulier, influencé par la musique noire américaine, le northern soul.
Les codes musicaux changent et chez les bootboys le reggae, le rocksteady et le ska sont vite supplantés par le glam rock (David Bowie ou The New York Dolls), le pub rock (Elvis Costello) puis le punk-rock .
Les premiers Punks Britanique (fin 1976-début 1977) ont le style bootboy, à commencer par les Clash (par ailleurs fans de reggae et de pub rock).
Profitant de l'explosion médiatique punk en 1977, les skinheads et même les mods réapparaissent et se mêlent aux punks.
Ils sont alors peu nombreux, noyés dans la masse punk.
Après 1979 cependant, le punk-rock n'a plus la faveur des médias et le look punk se radicalise : les punks deviennent not dead d'où "punk's not dead" .
Cependant beaucoup de punks de la première vague adoptent le style des skinheads.
Dès lors le mouvement skinhead connaît une nouvelle heure de médiatisation.
Ces nouveaux skinheads écoutent ou jouent du street punk et de la oi !, c'est-à-dire des formes violentes et radicales de punk-rock.
Oi!, est la contraction de l'apostrophe : Hey you!.
On entend Oi! pour la première fois sur un morceau des Clash en 1977 (Career opportunities).
Mais en 1979, contrairement à 1969, la très grande majorité des skinheads sont blancs.
Le slogan ACAB "all the cops are bastards" soit "tous les flics sont des bâtards" fait son apparition.
Dès 1979 la mode skinhead dépasse le Royaume-Uni et touche l'Amérique du Nord et l'Europe de l'Ouest .
En France, Camera silens ou La Souris Déglinguée draînent un public skinhead.
Cette seconde époque skinhead est aussi marquée par la récupération politique du mouvement.
A la fin des années 1970 l'extrême droite britannique le British National Party et National Front s'implante parmi les jeunes punks et skinheads blancs issus généralement des classes sociales les plus défavorisées et en situation de marginalisation.
Les provocations de quelques punks, comme Sid Vicious qui arborait souvent un t-shirt à croix gammée, ont fait penser à certains que les vrais rebelles étaient les nazis.
Ian Stuart, chanteur du groupe punk Skrewdriver, est un exemple typique de cette dérive. Skrewdriver était un groupe street punk parfaitement apolitique , mais particulièrement provocateur, né en 1977.
Le groupe se sépart durant un court moment et Ian Stuart reconstitue le groupe en 1979, mais sous une forme politisée ouvertement néonazie, puis il crée Blood and Honour au début des années 80.
C'est un mouvement nationaliste, raciste et en particulier antisémite.
Il est suivi par une partie des skinheads qui adoptent un comportement de plus en plus violent et basculent vers l'extrême droite.
Beaucoup sont des hooligans fascinés par la violence sous toutes ses formes.
Ils hurlent Sieg Heil! ou Heil Hitler dans les concerts et déclenchent de fréquentes rixes avec les autres skinheads ou les punks, sans parler des agressions envers les noirs ou les immigrés.
Idéologiquement ces premiers skinheads nationalistes ratissent très large : rescapés du nazisme britannique des années trente qui servent de mentors, antisémites de tout poil, xénophobes échaudés par l'immigration, anticommunistes qui dénoncent les états soviétiques, hooligans violentissimes, punks et skinheads dépourvus de repères idéologiques qui aiment provoquer en arborant des insignes nazis (alors que leurs parents ont souvent combattu les nazis en 1939-45)...
Éc½urés par cette récupération de leur contre-culture et fidèles à leurs racines métisses, les skinheads antiracistes se regroupent au sein des SHARP (SkinHeads Against Racial Prejudice, mouvement fondé à New York en 1980).
La figure emblématique du mouvement SHARP est Roddy Moreno, leader du groupe The Oppressed et importateur du SHARP au Royaume-Uni. Les Sham 69 adaptent le chant révolutionnaire chilien El pueblo unido jamas sera vencido en If the kids are united they will never be defeated.
Ces groupes réaffirment leur fierté d'appartenir à la classe ouvrière et de partager ses valeurs : fraternité, solidarité, luttes sociales...
Beaucoup de skinheads sharp sont engagés au sein du Socialist Workers Party, organisation marxiste révolutionnaire qui organise de grandes grèves à partir de 1980 en réaction à la politique libérale du gouvernement Thatcher
Les skinheads sharp sont appelés reds (rouges) par les nationalistes qui les accusent de vouloir faire basculer l'Occident dans la sphère soviétique .
Les redskins constituent d'ailleurs à l'origine un mouvement distinct des skinheads.
Les skinheads sharp considèrent les nationalistes et les néonazis comme de faux skinheads et les appellent boneheads (crânes d'os). Ces deux termes, péjoratifs dans l'esprit de ceux qui les utilisent, ont toujours cours aujourd'hui.
Aujourd'hui la mouvance des skinheads est profondément divisée .
Les skinheads sont en fait à l'image de la société : leur sensibilité politique va de l'extrême droite à l'extrême gauche en passant par la gauche et la droite classiques.
Certains sont démocrates, alors que d'autres sont attirés par des discours qui prônent soit la dictature du prolétariat de type marxiste-léniniste soit une dictature de type fasciste.
Certains sont radicalement racistes, alors que d'autres rejètent en bloc tout type de racisme.
Certains sont athées ou agnostiques, alors que d'autres sont croyants (chrétiens, païens, bouddhistes)...
Malgré cette diversité, il y des points communs qui les rassemblent (presque) tous : ils sont généralement issus des classes sociales modestes ou moyennes, et sont fiers de leurs origines sociales. Ils méprisent avec vitalité la police, les bourgeois et les hippies. Ils soutiennent généralement l'équipe de football de leur ville et optionnellement leur équipe nationale. Leur goût pour la provocation et la bagarre les rassemble aussi. De même, ils adorent se déhancher sur les pistes de danse lors de soirées 60's au son des musiques mods, soul ou jamaïcaines, ou pogoter lors de concerts streetpunk, Oi! ou bien hardcore.
Enfin, les skinheads sont également très actifs dans la rédaction et la diffusion de fanzines dédiés à la musique, au football et à d'autres cultures (comme le tatouage ou le scooter par exemple).
Voilà de quoi remettre en question votre vision des choses vis a vis des Skinheads ;)
PS : Ce texte provient de Wikipédia , par ailleurs j ai essayer de reformuler un maximum tout le contenut , car aprés la lecture de ce texte plusieurs fois je me suis rendut compte que tout y était et que pour ne pas le copier je me devais de retaper un maximum ce que je pouvais .